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Le pays où les politiciens ne démissionnent pas
Tout a commencé avec une simple question que j’avais posé sur les réseaux sociaux : Combien de politiciens marocains (élus et/ou membres de partis politiques) ont démissionné durant l’exercice de leurs fonctions suite à une crise politique grave ou à un scandale remettant en cause l’intégrité morale de l’homme politique en question ?
J’avais en tête le cas de Mohamed ZIANE [1] mais je n’arrivais pas à trouver d’autres exemples… Après plusieurs recherches et discussions aucun autre cas n’a été trouvé.
Derrière cette simple question sur l’acte de « démission » se cache des défaillances graves de la notion de responsabilité en particulier et plus généralement de la gouvernance au Maroc.
De quelles "négociations" parle Obama ?
Comment interpréter la récente position d’Obama :
Ou encore cette affirmation :
De quelles négociations de paix parle-t-on exactement quand on sait -par exemple- que :
Quand le FMI "assistait" le gouvernement Marocain.
En re-parcourant le livre « La grande désillusion » du prix Nobel d’Economie2001 Joseph E. Stiglitz, j’ai retrouvé un chapitre[1] sur la vision du F.M.I. concernant la privatisation. Stiglitz y présente comment cette vision a été mise en marche dans plusieurs pays en développement -notamment au Maroc- et les retombées qu’elle a eue sur le quotidien de milliers pour ne pas dire millions d’individus.
Je partage avec vous le passage portant sur le Maroc :
Score du FN : Vous prendrez quelle pilule cette fois ?
Le score du Front National au 1er tour des présidentielles de 2012 en France interpelle à plus d’un titre.
Jusqu’ici tout va bien…
Des fois je me dis que nos dirigeants sont entrain de vivre quelque chose de similaire à la petite histoire que raconte le narrateur dans le film "La Haine" :
C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage.
Photo originale : http://tiny.cc/ij05bw
Momo le terroriste Vs Breivik le cinglé.
Donc si j’ai bien compris Breivik était un dérangé mental mais Mohamed non ? C’est ça ? C’est ce que je me disais par ce que franchement quand on est arabe et musulman on ne peut pas être fou ! On peut être terroriste (pour ne pas dire on ne peut QU’être terroriste) mais bon on sait que les arabes et les musulmans saints et saufs d’esprits se font un malin plaisir à tuer des enfants innocents…
Encore plus intéressant, il semblerait que les autorités connaissaient le suspect depuis très longtemps, ils savaient qu’il avait fait un petit séjour en Afghanistan. Ils avaient même des doutes sur lui depuis le premier assassinant des 3 militaires. Mais bon, ils attendaient de voir ce qu’il était réellement capable de faire? Faut pas surestimer l’intelligence de nos services de renseignement …
Attendez, attendez, ce n’est pas fini ! Qui se rappelle des premiers témoignages ? On parlait d’un gars blanc avec des tatouages néo-nazis ? Vous vous en rappelez ? N’importe quoi ces témoins ! Il s’est avéré que c’était enfin de compte un pti momo bien comme on les aime !
Les chaises musicales ?
Ci-dessous un tableau qui synthétise les mouvements entre les membres de l’ancien gouvernement marocain et le nouveau :
[Cliquer sur l'image pour la voir en meilleure qualité]
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Les cases grisées représentent des postes qui n’existaient pas ou n’existent plus. Par exemple, le poste de "secrétaire d’Etat" a complètement disparu.
On remarque que six des nouveaux ministres l’étaient déjà dans le précédent gouvernement et que -tout en n’étant pas du PJD- occupent des ministères clés :
C’est le cas de Mohand Laenser.
Ou encore Nizar Barka (petit fils de Allal El fassi, marié à radia El fassi, fille de Abbas El Fassi) ministre des des affaires économiques et financières. Il était ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des affaires économiques et générales dans le précédent gouvernement.
Le cas Akhenouch reste le cas le plus troublant. Allant jusqu’à démissionner de son parti pour contourner l’article 61 de la nouvelle constitution et pouvoir être ministrable. C’est ainsi qu’il garde son poste de ministre de l’agriculture.
Au-delà de ceux qui étaient là. On peut saluer le fait qu’une vingtaine de nouveaux ministres n’ont jamais eu de responsabilités ministériels au-paravant.
Parmi les nouveaux ministres on trouve aussi :
Chaqir Draiss, ex directeur de la Direction Générale de la Sûreté Nationale. Ministre délégué à l’intérieur dans le nouveau gouvernement, il sera très certainement Mister intérieur.
Mohamed El Ouafa qui occupe le poste de ministre de l’éducation nationale (mari de aouatef El fassi, petite fille de alla El fassi)
Le fait qu’il y ait une seule femme au gouvernement interpelle beaucoup de citoyens. Mais si l’on doit demander au PJD s’il ne pouvait-il proposer d’autres femmes, Il faudrait surtout exiger des autres partis des explications sur le fait qu’ils n’aient proposé aucune femme.
Il est important de garder en tête la liste des différents conseillers du Souverain au Cabinet Royal (dont Yassir Zenagui et Taieb Fassi-Fihri) et que certains considèrent comme le réel gouvernement.
Il ne s’agit pas là d’un pronostic sur la réussite ou pas de ce gouvernement.
Pour le reste, à chacun d’interpréter comme il le souhaite ce tableau.
En tout cas bon courage -par les temps qui courent, il n’y pas de place pour la chance- à ce nouveau gouvernement…
Sources des données :
http://www.map.ma/fr/activites-royales/sm-le-roi-nomme-les-membres-du-nouveau-gouvernement
Ceci n’est pas un changement…
Dans un billet que Hisham ALMIRAAT, un des bloggeurs marocains les plus suivis, vient de poster, il y publie le poster ci-desssous :
Ce poster me rappelle les réalisations de Magritte, le fameux "ceci n’est pas une pipe".
Il décrit cette drôle d’impression de "changement sans changement" qu’une partie des Marocains vit en ce moment.
A savoir que le fait qu’un parti comme le PJD gagne les élections est indéniablement un changement.
Mais qu’au fond, rien ne garantit -pour le moment- que le fonctionnement du Makhzen ait changé.
Heureusement qu’un autre point n’a pas changé; la détermination d’une partie des Marocains à en finir avec l’injustice sociale !
Comme le dit le bloggeur :
Mais surtout que ceux qui prétendent être démocrates reconnaissent au mouvement du 20 février son droit à manifester et son rôle dans cette évolution–aussi incomplète et frustrante soit elle–au lieu de lui jeter des pierres.
Merci Hisham pour cette petite expérience visuelle qui reflète parfaitement cette période trouble que nous vivons en ce moment…
Maroc : Méfiez-vous du "savoir des agneaux" !
Cela fait plus de 372 jours que Zakaria MOUMNI a été incarcéré, dont 96 heures passées dans le centre de torture de Temara. Pour rappel ce jeune homme a décroché le titre de champion du monde de Light Contact en 1999 à Malte. A ce titre et comme le prévoit le décret du 9 mars 1967, il avait droit à un poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine. Lui, il n’en a pas bénéficié et quand il a osé réclamer ce droit, il s’est vu condamner à 3 ans de prison ferme, le 4 octobre 2010, dans un procès monté de toutes pièces.
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Les paniers de la honte.
Une fois par an au Maroc (généralement au mois de ramadan) la fondation Mohamed VI mène une opération de distribution de paniers de denrées alimentaires aux foyers les plus nécessiteux.
Cette opération permettra cette année de distribuer à chacun des foyers visés un panier constitué de 10 kg de farine, 2 pains de sucre (4 kilogrammes), 5 litres d’huile et 250 g de thé, pour une valeur unitaire de près de 122 DH par panier.
Il faut savoir que le contribuable finance une grande partie pour ne pas dire la majorité de cette action :
- Direction Générale des Collectivités locales au ministère de l’Intérieur à hauteur de 30 MDH,
- Le Ministère des Habous et des Affaires islamiques (12,5 MDH)
- La Fondation Mohammed V pour la Solidarité (14,5 MDH).
Il est donc nécessaire de se poser quelques questions sur une telle opération non pas pour la dénigrer mais pour réfléchir sérieusement à l’allocation de nos ressources et à la pertinence des actions de notre gouvernement :



